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Rubber boots: histoires de bottes
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La passion des rubber boots...
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En Amérique du Sud, terre d’origine
de l’hévéa, l’utilisation du caoutchouc naturel était connue des populations
locales de longue date. Ils utilisaient le suc de l’hévéa pour
imperméabiliser des vêtements, mais aussi des chaussures et bottes en toile.
Les premiers conquistadors remarquent ce savoir-faire dès 1494 lors du
second voyage de Christophe Colomb au Nouveau Monde. Ils ne sont toutefois
pas impressionnés outre mesure par ce produit, car ce qu’ils recherchent
avant tout, ce sont des épices rares et de l’or à la pelle.
En 1735 le chercheur français
Charles Marie de la Condamine est envoyé pour une mission d’exploration en
Amazonie et il finira par y rester pendant sept ans. Il visite de larges
territoires entre le Pérou et l’Equateur et la zone devenue plus tard la
Guyane Française. Il est un des premiers savants à s’intéresser de près à
l’utilisation du caoutchouc par les Amérindiens. En 1745 il publie ses
souvenirs sous le titre « Relation abrégée d'un voyage fait dans l'intérieur
de l'Amérique méridionale » dont voici un extrait :
« Il croît dans la province d’Esmeraldas un arbre appelé par les naturels
heve. Il en découle par la seule incision une liqueur blanche comme du lait,
qui se durcit et noircit peu à peu à l’air. Les habitants en font des
flambeaux qui brûlent très bien sans mèche, et qui donnent une clarté assez
belle. Dans la province de Quito on enduit des toiles de cette résine, et on
s’en sert aux mêmes ouvrages pour lesquels nous employons la toile cirée. Le
même arbre croît, dit-on, le long des bords de la rivière des Amazones. Les
Indiens Maïpas nomment la résine qu’ils en tirent cahuchu, ce qui se
prononce caoutchouc. Ils en font des bottes d’une seule pièce, qui ne
prennent point l’eau et qui, lorsqu’elles sont passées par la fumée, ont
tout l’air de véritable cuir. »
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GOODYEAR RUBBER Co. (1886): les premières bottes sont en
toile caoutchoutée
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A la fin du XIXe siècle, la botte de travail prend
son envol.
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BOSTON RUBBER SHOE Co.: Petit détail linguistique, au
début du XXe siècle on désignait
aux USA les bottes caoutchouc très souvent par le terme « rubbers »
tout court.
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Pub vintage très charmante pour les rubber boots (vers 1910)
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Généralement
noires ou brunes, SELZ (pub de 1906)
fabriquait aussi des bottes de couleur
« bleu royal ».
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C’est vers 1820 que l’utilisation du caoutchouc devient un thème de
recherche important en Angleterre et aux USA. A cette époque Boston était
encore une des principales villes, une plaque tournante avec un port
important par lequel transitaient de nombreux colons venus d’Europe et par
lequel transitait également une part importante du commerce avec d’autres
régions d’Amérique. Des paysans américains avaient entendu parler de
l’existence de chaussures et bottes en toile caoutchoutée fabriquées au
Brésil résistant à l’eau et en peu de temps ce produit devient une petite
sensation locale. Une première cargaison de 500 paires de bottes
brésiliennes arrive au port de Boston en 1823 et trouve immédiatement de
nombreux amateurs. Dans les années qui suivent, les importations prennent
rapidement de l’ampleur et ce ne sont plus seulement des bottes qui
arrivent, mais des tonnes de caoutchouc naturel à l’état brut. A partir de
1840-50 de nombreuses petites manufactures s’ouvrent dans la région de
Boston, fabricant semelles, chaussures et bottes. La révolution du
caoutchouc est en marche et avec les inventions de Goodyear et Hancock
permettant la vulcanisation, l’essor ne connait plus de frein. Parmi les
pionniers américains on peut citer la BOSTON RUBBER SHOE COMPANY, dirigée à
l’origine par un certain William Converse, et la CONVERSE RUBBER SHOE
COMPANY, dirigée par un autre membre de la même famille! Un nom qui - bien
entendu - est aujourd’hui encore présent dans tous les esprits.
Le nom GOODYEAR est bien évidemment toujours présent quand on parle de
caoutchouc. L’inventeur lui-même n’a toutefois jamais connu la fortune et la
seule entreprise qu’il ait créée, était une minuscule quincaillerie portant
son nom. Les sociétés GOODYEAR METALLIC RUBBER SHOE COMPANY ou GOODYEAR RUBBER Co.
qui faisaient partie des pionniers de la botte, ont en fait été fondées par
des industriels et nommées ainsi pour honorer l’inventeur de la
vulcanisation. On peut toutefois encore citer Charles GOODYEAR Junior, fils
de l’inventeur, qui patente en 1870 une machine à coudre des feuilles de
caoutchouc en vue d’en faire des chaussures et bottes. Décidemment le
caoutchouc reste dans la famille! |
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Les marques américaines HOOD et BALL BAND étaient très
connues dans les années 1920.
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Connu aujourd'hui pour ses baskets et chucks, CONVERSE
fabriquait en 1927
aussi des bottes et chaussures caoutchouc très
classiques. |
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