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Rubber boots: histoires de bottes
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L’histoire de la botte en soi, mérite également attention. Pendant
très longtemps, la botte n’était pas vraiment en vogue. Ce n’est
qu’à l’époque de la Renaissance qu’elle apparaît plus fréquemment.
Au fils des décennies elle se décline en bottes courtes ou montantes
jusqu’à la cuisse, avec ou sans talon. Elle est d’ailleurs
pratiquement absente de la garde-robe des femmes. Elle est surtout
portée par les militaires et en particulier les officiers, qui
seuls ont les moyens de les payer. Elle devient aussi à la mode
comme tenue de travail pour les cavaliers (bottes écuyères ou
riding boots en anglais).
Au XVIIe siècle, la botte de cuir est un symbole, un produit de luxe
et déjà elle n’est pas seulement un objet, mais génère des émotions.
Par son prix, elle est inaccessible pour au moins 95% de la
population, et devient ainsi symbole de richesse. Indirectement elle
prend aussi une connotation de jeu de rôle entre le porteur (rôle
dominant) et le personnel servile devant par la suite nettoyer et
faire briller cette dernière. Ce n’est pas pour rien qu’est née
l’expression « cirer les bottes de quelqu’un » ! Cette symbolique
plus ou moins marquée se retrouve bien entendu dans la scène
fétichiste actuelle. Que serait la dominatrice sans une belle paire
de cuissardes reluisantes?
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Au
XVIIe siècle, la botte envahit les comtes populaires.
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Un autre sujet populaire: l'ogre
et ses bottes de sept lieues.
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Au
XVIIIe siècle, la botte est fort présente dans l'armée, montante
jusqu'au genou
ou décorée avec des pompons (en vogue en Hesse).
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« Avoir du foin dans les bottes » qui désigne le fait d’être riche, est une
autre des ces expressions liées au monde de la botte et à son caractère
élitiste. Au XVIIe siècle se multiplient les histoires fantastiques autour
de la botte, comme le comte du « Chat botté » immortalisé par Perrault, ou
l’histoire de l’ogre portant des bottes de sept lieues, qui lui permettent
de franchir d’énormes distances en une seule enjambée. Derrière cela se
cache d’ailleurs une histoire vraie. A l’époque, le courrier et les
voyageurs faisaient usage de carrosses et il existait de nombreux messagers
dont les plus chanceux montaient à cheval, et les moins chanceux
parcourraient de longues distances à pied. Avant l’introduction du système
métrique, la lieue désignait une distance de 4 à 4,5 kilomètres (variable
selon la région), soit l’équivalent de la distance que marche une personne
en 1 heure. Afin de permettre le repos des voyageurs (et des chevaux), les
principaux axes routiers étaient régulièrement bordés d’auberges et relais
avec l’objectif d’en avoir au moins un toutes les sept lieues (soit de
l’ordre de 30 kilomètres et déjà une sérieuse route pour un marcheur).
L’expression « botte de sept lieues » se réfère donc au besoin vital d’avoir
une bonne paire de bottes pour aller de bon pied.
Au cours du XVIIIe siècle et jusqu’au Premier Empire, les cuirasses et
armures du Moyen Age ont fait place dans l’armée à des uniformes hauts en
couleurs et les officiers arborent fièrement leurs bottes. Selon les pays,
celles-ci sont plus ou moins hautes, la tige allant parfois jusqu’au genou.
En Angleterre, Arthur Wellesley duc de Wellington, est mécontent des bottes
disponibles dans son pays. Il demande à son cordonnier de créer un nouveau
design avec un cahier des charges précis : les bottes doivent avoir un petit
talon, être assez courtes pour les chausser facilement, être robustes pour
se déplacer sur tous les terrains et être suffisamment élégantes « pour
aller directement du champ de bataille à une réception sans devoir changer
de bottes ». Vers 1815 se développe ainsi en Angleterre une nouvelle forme
de botte, qui sera rapidement adoptée par toute l’aristocratie. Les bottes
étaient à l’époque bien entendu en cuir, mais l’expression wellington
boot est restée dans le langage courant et désigne aujourd’hui des
bottes en caoutchouc (familièrement nommées aussi wellies). |
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Vers 1815 Arthur Wellesley, duc de Wellington, popularise la botte
de
hauteur moyenne en Angleterre. D'où l'expression wellington boot.
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Sous le Premier Empire, la botte est
populaire
en France également et se décline sous un
design plus raffiné (avec la tige retournée).
Les modèles du XIXe siècle (en cuir) trouveront
par la suite un renouveau dans leur version
caoutchouc et nombreuses bottes écuyères
actuelles (Le Chameau, Aigle) en sont dérivées.
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