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Parler de fétichisme, ce n’est pas
seulement parler de tenues vestimentaires, mais aussi d’érotisme. Et parler
d’érotisme, c’est bien évidemment parler de photographie.
Les premières expérimentations
photographiques par Nicéphore Niepce datent de 1822, mais il faut attendre
les inventions de Louis Daguerre en 1835 pour voir apparaître les premières
photos de qualité acceptable. A peine inventées, les daguérrotypes ne
représentent pas seulement des paysages et des portraits de personnes
célèbres, mais déjà des scènes érotiques. Ce type d’image étant une pièce
unique non reproductible, la diffusion de photos reste confidentielle.
Au cours de la seconde moitié du
XIXe siècle, de nombreux inventeurs travaillent dans le monde entier à la
recherche de nouveaux procédés permettant d’enregistrer et fixer l’image
originale, mais aussi de reproduire celle-ci en nombre. C’est ainsi
l’invention de la cyanotypie en 1842, un procédé qui permet de faire des
tirages sur du papier photosensible; images qui ont une couleur bleue
intense caractéristique. Pas très réaliste, mais longtemps apprécié par
certains pour son rendu artistique. Il y a aussi l’invention de la calotypie
en 1841 qui permet la reproduction de copies par contact direct avec la
plaque d’origine.
Sans entrer dans tous les détails
techniques, tous les procédés anciens ont pour défaut notoire qu’il faut
plusieurs minutes d’exposition pour prendre une photo. Ces procédés sont
donc peu adaptés aux photos de portrait et les images d’époque affichent
souvent des flous de bougé.
La véritable révolution commence en
1880 avec l’invention du film négatif au bromure d’argent et la possibilité
de faire facilement et à un prix plus abordable, des tirages en grand
nombre. Ce développement accélère considérablement la production et la
diffusion de photos érotiques à la fin du XIXe siècle.
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