Les Articles

1820-1870
1870-1900
Macintosh
Les enfants du mac
Klepper
CCC
Rukka
Caoutchouc chaussure
Rubber boots
Aigle


1890s La photo
20s Dr.Ernst Schertel
30s Yva Richard
30s Studio Biederer
30s Guyette
40s Klaw&Nutrix
50s Willie&Bizarre
50s Tana Louise
60s Pussy Cat Mag
70s Rainwear Review
70s Sutcliffe&Atomage
80s Viola Bizarr

 

 

Irwing Klaw & Nutrix: le roi des pin-ups

 

Irwing Klaw (1910-1966) commence sa vie professionnelle comme fourreur dans la région de New York. En 1938 il décide de changer sa vie et ouvre un « book & photo store », une boutique qui vend des bandes dessinées, des livres et magazines sur le cinéma, ainsi que des souvenirs comme des affiches de films et des sets de photos. Après la 2e guerre mondiale Klaw publie son propre magazine cinéma « Movie Star News ».

Dans ce business, ce sont les sets de photos d’actrices connues qui remportent le plus de succès et très rapidement Klaw réoriente son offre à l’attention d’un public adulte. Il rachète des négatifs de photos érotiques, produites par des gens comme John Willie ou Charles Guyette et commercialise des tirages sur papier photo. Klaw se met également à la photo et fait ses propres images de pin ups. A l’époque, les autorités cherchent scrupuleusement à limiter la diffusion de nus et photos pornographiques. Klaw, comme d’ailleurs ses collègues, veille donc à ne présenter des modèles qu’habillées, les poses et les situations étant suffisamment « claires » pour faire fantasmer les acheteurs.

L’affaire prend une nouvelle dimension vers 1947, alors qu’apparaissent les premières photos bondage et fetish. Jusqu’en 1956 Klaw produit lui-même ou délègue à d’autres photographes une intense production de photos, avec plusieurs centaines de shootings. En fait il fédère autour de lui un petit cercle de collaborateurs proches ou occasionnels. Klaw met à contribution sa sœur Paula, qui pendant de longues années sera aussi photographe, assistante sur le plateau, maquilleuse, mais également modèle. Bref, la parfaite petite affaire de famille.

La production photographique de Klaw a une double particularité. Alors que les magazines de charme classiques des 40s et 50s montrent généralement des pin ups très glamour, très clean et finalement inoffensives, Klaw engage des danseuses et stripteaseuses burlesques comme Baby Lake, Tempest Storm, Blaze Starr ou Bettie Page et génère des images contenant plus de fantasme. Ainsi les bas en nylon, les chaussures à talons, les corsets ou les bottes manquent rarement à l’appel. Il engage également des amatrices, qui, même si elles ne sont pas des modèles parfaites, donnent une certaine authenticité aux situations érotiques.


Irwing « le petit homme rond » (mais surnommé le roi des pin-ups),
avec Bettie, sa muse préférée.

 

  Mis à part la boutique de New York
ainsi qu'une distribution très limitée
par un réseau de bouquinistes triés
sur le volet pour leur discrétion,
le gros des affaires se fait en vente
par correspondance. Avec des
annonces relativement banalisées dans la
presse (ici en 1948), Klaw propose
ses séries photos.

A noter les adjectifs "unretouched"
et "uncensored" dans le texte, qui
suggèrent une certaine authenticité,
absente dans les magazines et photos
de charme produites par d'autres.

Cette annonce fait par ailleurs le tour
des principaux intérêts de Klaw:
bas de soie, talons aiguille, lingerie
sexy, femmes lutteuses et -bien sûr-
les fameuses slave girls.

 

Le côté clean des affaires: des images de pin-ups en lingerie, sexy
mais pas vraiment provocantes (ici avec la danseuse burlesque Lili St.Cyr)
 

 

Des photos comme ça en tenue légère, il en existe des milliers.
Mais en fait, jamais de vrai nus.

 

Parmi les modèles, beaucoup d'inconnues, mais aussi la crème
des starlettes (comme ici Jackie Miller).

 

> Page 2                                     

by Rubycon 01.11.2009