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Dans les années 1930, les manteaux Klepper
connaissent un succès grandissant en Allemagne et la société étend
sa gamme avec des capes sans manches, mais aussi de nouvelles
teintes qui colorent discrètement des produits,
qui à l’origine n’existaient qu’en diverses nuances de gris. La
société osera même sortir un modèle rouge vif pour dames, qui ne
connaîtra toutefois qu'un succès très limité. Apparaissent également
des manteaux doublés chaudement pour l'hiver, des protections pour
les jambes et des dérivés pour les cyclistes, motards ou chasseurs.
Dans
les publicités, la société a encore besoin d'expliquer longuement
les détails techniques et les qualités de ses produits. A titre
d'exemple voici la présentation officielle dans le catalogue
français de la saison 1931/32:
« Partout et en toute saison on est jamais certain, le matin, que le
ciel restera sans nuages et qu’il ne pleuvra pas de toute la
journée. A la mer, à la montagne, à la ville, que l’on aille à pied
ou en auto, il est donc prudent d’être équipé en conséquence. Or,
est-on bien protégé avec un manteau d’étoffe qui n’est jamais
complètement imperméable, qui absorbe deux à trois fois son propre
poids d’eau et qui a besoin d’un jour au moins pour sécher
complètement ? Et à notre époque où le sport est à la mode, où dans
la rue la circulation des véhicules de tous genres demande tant
d’attention et de souplesse, le parapluie n’est-il pas aussi démodé
que dangereux ? Si l’usage s’en est conservé, c’est que l’on n’avait
rien trouvé de mieux jusqu’ici. Mais aujourd’hui, le problème est
résolu grâce au manteau Klepper fait en étoffe Klepper, c’est-à-dire
dans un tissu à la fois très solide et très léger, imprégné d’un
caoutchouc spécial à l’envers comme à l’endroit. Surtout que ceux
qui lisent ces lignes ne se représentent pas un manteau caoutchouté
provoquant la transpiration, et encore moins un manteau en étoffe
imprégnée d’huile et désignée sous le nom de soie huilée, soie du
Japon, peau de baleine, ou autres noms similaires: à l’usage, et au
bout de peu de temps, tous ces tissus huilés laissent passer l’eau
aux endroits exposés au frottement; le pliage à lui seul leur enlève
leur imperméabilité et leur bel aspect, et enfin, ils n’offrent
qu’une faible résistance. » |