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Bien qu’inventé au XIXe siècle,
l’imperméable caoutchouté ne connaît sa première période de gloire qu’entre
les années 1930 et 1950. C’est l’époque où la toile caoutchoutée est
omniprésente dans le rainwear, sous forme de trench-coats ou capes, pour
adultes et enfants.
Dans les années 1960, le vinyle et
le plastique tendent peu à peu à remplacer la toile caoutchoutée dans les
produits à usage courant. Incidemment, les années 60 et 70 sont celles où le
caractère fetish du rainwear s’affirme. C’est particulièrement le cas au
Royaume-Uni et en Allemagne, deux pays où aujourd’hui encore, les impers
sont très populaires dans la scène fétichiste.
Ce qui caractérise la scène rainwear
à l’époque, c’est qu’on trouve d’un côté quelques grands industriels qui
fabriquent des impers pour monsieur tout-le-monde, mais que d’un autre côté
se développent des petites sociétés spécialisées, qui affichent une forte
orientation pour la scène des rubberists.
Parmi les petites sociétés, on
trouve à la fin des années 60 le couple Jo et Trudi Warne, qui créent leur
propre ligne d’impers, commercialisée sous la marque Trudimac. Il est
intéressant de constater, que ce ne sont pas seulement des vêtements en
toile caoutchoutée basique qui sont proposés, mais une gamme très
pointilleuse : satin rubberisé, capes, impers à la hussarde, croisements
élaborés entre robe et imper, bref une attention toute particulière à de
petits détails, qui font le bonheur des fétichistes.
En 1969 le couple lance le magazine
Rainwear Review qui paraît tous les trimestres et qui se donne pour objectif
de célébrer le rainwear dans ses plus belles formes. Le magazine est bien
sûr aussi un vecteur publicitaire pour les produits Trudimac, mais la
recherche photographique, le choix judicieux des modèles et le coup d’œil du
connaisseur, font du magazine un incontournable pour les fans de
rainwear. De temps en temps, Trudi arbore elle-même ses plus belles tenues
et se présente comme modèle.
Dans le numéro 3 paru en Juin 1970,
le rédacteur en chef met le point sur le i pour définir simplement l’attrait
érotique des vêtements de pluie : « Nous insistons toujours sur le fait que
ces tenues bien portées sont indéniablement sexy. Et bien porté signifie
ceinture fermée, le revers boutonné et le col relevé ». Sans conteste, ces
gens étaient de fins connaisseurs !
Suite au décès de Jo Warne, le
magazine disparaît en 1972 après une douzaine de numéros seulement. La scène
rainwear continuera toutefois à avoir de nombreux fans dans les seventies et
d’autres magazines comme Proof en Angleterre ou Klep en
Allemagne continueront à brandir la flamme bien haut.
Ci-après quelques images souvenir de
ces temps glorieux, pour un look qui personnellement me plaît beaucoup. Bien
dommage que les impers caoutchoutés noirs n’aient plus la côte de nos
jours !
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