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Avant propos :
l’objectif de mon site n’est pas de proposer un contenu explicite.
Pourtant, dans le cadre de cette rétrospective
« history », il me paraît impensable
d’omettre la société allemande Viola qui a fait tant de bruit dans
les années 80.
Il est certes plus convenant de parler de son amour
pour les impers cirés et les bottes. Mais si j’en juge par les
discussions qu’on peut faire lors des soirées fetish, Viola, tout le
monde connait. Même ceux qui ne parlent pas un mot d’allemand !
Et soyons honnêtes… Qui parmi nous,
les vrais rubberists, n’a pas au moins un ou deux films Viola dans
son placard ?

Viola
a fait son apparition au milieu des années 70 avec la publication de
livres érotiques et de films hardcore sur des sujets variés. D’abord
généraliste, la société se tourne rapidement vers des niches
bizarres, englobant BDSM, uro et histoires de domination. Pour avoir
vu quelques uns des premiers films il y a fort longtemps, je dois dire
de mémoire, qu’ils étaient très mauvais tant en termes de qualité
technique que par le scénario. Ces « erreurs de jeunesse » sont
d’ailleurs complètement oubliées et plus personne n’en parle.
La fortune de Viola change vers 1978
lorsqu’ils publient plusieurs romans de domination, des recueils de
lettres bizarres et les premiers films latex et BDSM sous
l’étiquette Viola Bizarr. La particularité de la société est de
proposer des productions très explicites, très en avance sur le
temps. En ce qui concerne les livres : point de lyrisme, point de
belles paroles, juste du 100% explicite et des fantasmes qui vont
souvent très loin. Définitivement pas pour le grand public, mais un
grand succès auprès des initiés.
La production
filmée la plus connue de
Viola est la trilogie « Gummiklinik Dr.Monteil » dont l’édition
originale porte la référence Viola Bizarr Vol.2, 4 et 5. Autrement
dit, tout au début d’une longue série de films, qui comporte une
bonne quarantaine de références sous l’étiquette « Bizarr » et tous
parus au cours des années 80. Le contenu des films et leur qualité
est d’ailleurs très aléatoire. Certains ont été tournés avec des
acteurs pros et des moyens conséquents ; ils sont délicieusement
pervertis. D’autres ont apparemment été tournés avec les moyens du
bord et des débutants pas très à l’aise devant la caméra ; ceux-là
sont assez pitoyables. A la fin des années 80 la société semble au
bout du rouleau, avec une production incohérente de films
sous-traités à des sociétés extérieures mais aussi un recyclage de
matériel ancien sous forme de best of. Au début des années 90 paraît
une réédition d’une vingtaine de films en DVD avant que la société
ne disparaisse sans laisser de traces.
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