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Au lieu de me perdre dans des
conjectures personnelles sur le pourquoi et le comment d’une société comme Viola, je cite
ci-dessous un extrait d’un message publicitaire de la société à ses
clients (paru en 1982), qui, me semble-t-il, résume bien la
situation.
« Chers
amis de la littérature bizarre !
Quoi qu’il arrive, on a toujours envie de tirer un coup. Et comme
cela ne vient pas tout seul, l’homme a besoin de stimulants sensuels
et cérébraux. C’est pour cela que nous publions nos livres. La plus
belle chose du monde a besoin de stimulants, dans ses plus belles
formes. Viola-Press a toujours placé la barre très haut. Nous
voulons proposer la meilleure littérature porno d’Allemagne et vous
faire partager ce délice (…)
La
concurrence se tire les cheveux, car elle n’a pas réussi à mettre
sur le marché un tel succès bizarre qui égale le notre. C’est avec
fierté que nous pouvons vous assurer qu’elle n’en a pas les moyens.
Sur le marché très éphémère du sexe, on trouve des tonnes de
productions bas de gamme, dont la seule logique est le profit rapide
(…)
A
l’avenir, le marché demande plus de qualité. Pensez-donc à la série
« Viola Bizarr » avec laquelle nous avons posé des jalons. Tous les
jours nous recevons des cartes postales, des lettres et des
visiteurs. Nous gardons le contact avec vous, les consommateurs, et
nous savons ce qui vous plaît. »
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