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En 1927 la société déménage au 9,
rue Pillet-Will et il semble que ce changement de local s’accompagne
d’un changement de stratégie. Les vêtements de ville disparaissent
en effet des publicités et la vente de sets de photos et albums
érotiques prend de l’ampleur. Yva Richard ne se nomme plus seulement
lingerie, mais également « édition d’art ». La société trouve
également une nouvelle clientèle dans les travestis, et propose une
gamme de perruques, de gants d’opéra et autres accessoires.
Au début des années 30 se développe
en outre la mode du fétichisme et du SM et Yva Richard devient
semble-t-il le grand spécialiste à Paris. La société vend maintenant
aussi des corsets, cuissardes, combinaisons et autres entraves en
cuir. A ce titre il est intéressant de noter que les vêtements en
cuir au XIXe siècle étaient toujours mats ou satinés. C’est au début
des années 20 que se développe la mode du cuir verni brillant,
matérialisé entre autres par les fameuses chaussures « oxford » en
Angleterre ou les sacs à main très fashion en France. Les tenues
fetish d’Yva Richard sont donc au top de la tendance du moment et se
vendent non seulement sur place, mais connaissent une grande
renommée à l’étranger avec une activité de vente par correspondance
très active. La VPC était d’ailleurs très activement promue par la
publication régulière de petits catalogues présentant les nouveautés
et distribués par abonnement sous le nom de « Miniatures
Parisiennes ».
La production de photos suit le
mouvement d’engouement pour le fétichisme et Nativa se présente
maintenant de plus en plus souvent en tenues cuir et parfois même
dans des scénarios de jeux SM. Il semble que la demande ait été très
forte, car à la même époque paraissent de très nombreux livres
fetish-SM en France et d' autres photographes développent le même
créneau. Il semble également que Yva Richard ait profité de son nom
connu pour commercialiser des photos et albums réalisés par d’autres
photographes et surtout aussi des sets avec des modèles extérieurs.
A la fin des années 30 la société se
fait discrète, peut-être confrontée à une concurrence plus féroce
sur Paris, mais aussi à une perte de clientèle à l’export. En effet,
des pays comme l’Angleterre, l’Allemagne ou les USA connaissent
également une vague fetish-SM et des boutiques, éditeurs et
photographes développent leurs activités sur place. Après
l’éclatement de la guerre et l’occupation allemande, Yva Richard
ferme boutique au début des années 40 et ne réapparait pas à la fin
de la guerre.
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