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The Bondage Master (dit Tokyo Decadence 3) |
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Hitoshi Hoshino
(Japon 1996) Acteurs: Yukijirou Hotaru, Yoriko Ikuta, Hitomi Shiraishi, Hiromitsu Noriyasu Genre: Entre policier et comédie |
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Synopsis
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Shiro travaille aussi pour « Collins », un club sado-maso tenu par Maîtresse Rumi (Yoriko Ikuta) et participe à un show érotique bien rodé toutes les nuits. Rumi est la dominatrice stricte en vinyle qui fait ramper Reiko la soumise, avant de lui faire goûter le nerf de bœuf. Puis c’est au tour de Shiro de déballer ses cordes et de transformer la soumise en paquet-cadeau.
Les trois
protagonistes connaissent tous les acteurs réguliers du quartier
chaud Kabuki-Cho. Parmi les amis il y a Saya (Hitomi Shiraishi), un
modèle pro qui gagne son pain en posant pour des photos de bondage
ou en participant à des performances. Il y a aussi Hitoshi
(Hiromitsu Noriyasu), un jeune homme maladroit qui rêve de devenir
un artiste des cordes comme Shiro, mais qui n’est bon à rien. Il ne
lui reste donc qu’à arpenter la zone piétonne en homme-sandwich, son
panneau publicitaire invitant sans grand succès les passantes à
devenir modèles de bondage. Shiro rencontre un jour la jeune étudiante en médecine Kaiko, qui recherche sa sœur disparue il y a trois ans dans le quartier chaud. Une amitié se noue entre les deux et Shiro promet de retrouver la sœur perdue. Cette dernière n’est autre que Saya, le modèle avec qui Shiro travaille de temps à autre. Shiro porte le fardeau d’un passé chargé. Il était autrefois médecin, mais a dû quitter ses fonctions suite à une condamnation pour faute déontologique. Ses connaissances médicales lui valent toutefois encore régulièrement la visite de mafieux, qui viennent chercher chez lui des soins prodigués en toute discrétion. Le flot tranquille d’une vie dans les milieux chauds se met soudain à bouillir lorsque Saya est retrouvée morte. L’inspecteur de police chargé de l’enquête est certes un peu ripoux et n’oublie jamais de subtiliser quelques menus objets lors de son passage. Mais il connaît son quartier sur le bout des doigts et remonte jusqu’à l’avocate Rumi qui tient le club SM la nuit, mais aussi jusqu’à Shiro qui connaissait bien la victime. En fait c’est Saya elle-même qui a déclanché la guerre des gangs en subtilisant une livraison de cocaïne. Shiro, Rumi et leur fidèle ami Hitoshi se mettent à l’œuvre pour sortir leur tête de l’étau et anéantir les malfrats.
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| Commentaire
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En termes de
comédie, le personnage de l’inspecteur de police fait sourire. Il
est dépeint comme une parodie de flic ripoux, qui veille à ses
pourboires, mais laisse vivre ses citoyens même si leurs activités
ne sont pas toujours très légales. Avec son pardessus et son chic
pour débarquer aux moments opportuns, le lieutenant affiche des airs
de « Colombo ». L’apprenti bondageur Hitoshi prend le rôle du
simplet. Il s’essaye maladroitement au bondage, mais sur une poupée
gonflable, ce qui limite les dégâts. Son personnage tient quand même
plus du ridicule que du comique. « Bondage Master » nous distille de
nombreuses scènes drôles ou ubuesques, mais échoue devant l’objectif
de vraiment faire rire le spectateur. Ces éléments de style me font
un peu penser aux vaines tentatives d’aligner gag sur gag dans
certaines séries télé américaines. On nous a heureusement épargné
les applaudissements En termes d’érotisme, « Bondage Master » offre dans la première moitié du film quelques scènes intéressantes. Nous assistons à un show dans le club SM de Rumi et à plusieurs séances de photo pour lesquelles Shiro pratique son art. Mais les scènes érotiques ne sont pas une finalité, elles n’ont qu’une ambiance softcore. Le tout est néanmoins agréable à voir, surtout pour les amoureux de belles lolitas asiatiques. Le film a le mérite de véhiculer le message que le bondage et le SM sont un art en quelque sorte, déconnectés de la relation sexuelle. Il s’agit avant tout de pratiques consensuelles. En encordant une petite nouvelle, Shiro la rassure : « Bondager quelqu’un avec une corde procure le même plaisir que l’étreinte prodiguée par un amoureux ». « Bondage
Master » est aussi un film policier. Les idées ne sont pas
novatrices, mais ne manquent pas : le modèle étranglée, le médecin
déchu, les trafics de drogue ou encore le tenancier d’un stand de
fast food, qui est témoin depuis 30 ans des allées et venues dans le
Kabuki-Cho. Les pions sont donc réunis et on aurait pu faire un très
grand film dramatique. Malheureusement le metteur en scène a décidé
de tourner tout ça en dérision et de rajouter une touche comique. Au
final « Bondage Master » n’est pas désagréable à voir, mais laisse
un arrière-goût amer d’une œuvre mi-figue, mi-raisin.
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NOTE
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EROTISME
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FETISH
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BDSM
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