Commentaire
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Le
film de
Danièle Dubroux a la particularité de s’attacher à des questions d’identité et
de normalité, parlant de relations entre hommes et femmes, de relations
lesbiennes, de fantasmes fétichistes et SM, mais aussi de sujets plus sérieux,
comme la femme d’un certain âge qui se sent soudain éprise d’un besoin de
procréer avant qu’il ne soit trop tard.
Le film est aussi une comédie (d'abord et avant tout), car la joyeuse troupe de
personnages farfelus et hors normes, entrecroisent leurs tractations,
tribulations et machinations pour créer des situations d’un comique burlesque.
Enfin, le studio de thérapie érotique est une pièce angulaire qui attire d’une
manière ou d’une autre tous les personnages, chacun essayant d’expliquer et de
canaliser ses envies érotiques.
Le film contient à la base beaucoup de matière et on aurait pu en faire un grand
drame, une bouffonnerie loufoque ou encore un film érotique sulfureux.
Danièle Dubroux a cependant choisi de mélanger tout ça pour trouver un équilibre
parfait de tous les aspects. Un film qui contient beaucoup de matière explosive,
mais qui n’est pas traitée de façon réaliste, mais mise en scène comme une pièce
de théâtre.
Le problème dans tout ça est que le spectateur assiste de loin au vécu de
nombreux personnages, se trouve projeté à droite et à gauche dans de nombreux
cheminements, mais n’est jamais au
cœur de l’histoire.
Au final, le spectateur a vu beaucoup de choses mais n’a rien ressenti, on parle
beaucoup d’érotisme mais il n’y a rien à voir et les gags subtiles sont bien
présents, mais on ne rit pas beaucoup quand même.
Côté fetish, on entrevoit l’intérieur du cabinet de thérapie avec la Maîtresse
qui se prépare à recevoir les clients, on croise un soumis branché par le
fantasme de soubrette et on distingue au loin un rubberist en combi néoprène et
masque à gaz. La réalisatrice fait donc le tour des clichés généraux de la scène
fetish-SM, mais manifestement n'y connait rien. Un film divertissant qui se
regarde, mais qui n’accroche pas. Bref, une mer calme avec l’absence totale de
la moindre vague qui pourrait faire frémir le spectateur.
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