Commentaire
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Le
film est basé sur un roman SM du même nom écrit par Oniroku Dan, très connu au
Japon et peut-être l’équivalent d’Histoire d’O en France. Le livre a été
porté à l’écran plusieurs fois dans les années 70 et le film dont il est
question ici, est donc un nouveau remake. Pour un film de cinéma, Flower and
Snake est très explicite, direct, cruel et plonge au plus profond de la
perversion humaine.
Le film dure plus de deux heures,
dont la moitié dédiée à des scènes d’humiliation, de sadisme et de bondage. Ce
qui est étonnant dans tout ça, c’est que certaines scènes sont très réalistes
bien que jamais hardcore, souvent cruelles tout en dégageant un climat d’une
délicieuse perversion. Un mélange fascinant de violence, d’érotisme, de
sadomasochisme et une mise en scène fétichiste, pour une vision artistique
extrême, propre à certains cinéastes japonais.
Flower and Snake est un très
grand film, fascinant et dérangeant, un film d’un érotisme torride, mais qui a
aussi une histoire de fond bien construite. L'ensemble bénéficie d'un visuel
très étudié avec un haut niveau artistique, presque visionnaire, comme la scène
où Shizuko est décorée par un body painting ou délicatement habillée en geisha
avant d’être bondagée. Un très grand moment est également la scène, où Ippei le
vieillard sort de l’ombre, ramasse toutes les forces qui lui restent pour
s'extraire de sa chaise roulante et ramper jusqu’aux pieds de Shizuko, espérant
encore une fois goûter aux plaisirs de la petite mort.
Un film très bondage-SM, donc
réservé aux amateurs, mais aussi un angle fétichiste visionnaire. En prime pour
les rubberists : quelques minutes de catsuit latex pour l’héroïne et sa garde du
corps. Pas beaucoup sur deux heures de film, mais un bonus bienvenu.
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