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Synopsis
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Le
metteur en scène René Vidal (Jean-Pierre Léaud) décide de tourner un remake du
film muet Les Vampires de 1915. L’original, comme tous les films muets,
ne peut compter sur la force des dialogues ou sur un scénario très travaillé
pour intéresser le spectateur. Il vit grâce à la force des images, à la présence
et la mimique des acteurs. Vidal ne pense pas trouver en France l’actrice
capable de prendre le rôle de Musidora, qui incarnait Irma Vep en 1915. Il engage
l’actrice Maggie Cheung de Hong Kong, dont la présence visuelle exotique et le
travail dans des films d’action asiatiques sont de bonnes références.
Maggie débarque donc en France et se
retrouve être la seule anglophone dans une petite équipe de tournage
indépendante, qui manque de budget et doit improviser continuellement avec les
moyens du bord pour faire avancer le projet. Pour permettre à Maggie de prendre
son rôle, elle doit passer d’abord par une boutique fetish pour s’équiper d’un
catsuit et d’une cagoule en latex, une seconde peau qui va désormais rythmer sa
vie sur le tournage et donner un caractère moderne au personnage d’Irma Vep
qu’elle incarne.
Elle est la star incontestée du film
lorsqu'elle tourbillonne toute moulée de latex noir. Mais elle est aussi prise
dans l'étau d'un groupe de collègues français qu'elle comprend à peine. Zoé la
décoratrice un peu lesbienne (Nathalie Richard) deviendra l'amie de Maggie et
l'aidera à passer un agréable séjour en France.
La genèse du film montre d’un côté
les barrières linguistiques qui existent dans une équipe multinationale, la
difficulté quotidienne du tournage avec l’antagonisme entre la vision initiale
et le résultat sur la pellicule. D’un autre côté, on vit la naissance d’une
œuvre cinématographique où tout repose sur la présence poétique de l’actrice
principale. Peu à peu, Maggie est prise par le jeu, son personnage commence par
interférer avec sa vie privée, elle prend un certain plaisir à porter son
costume et se trouve soudain prise d’envie de voler des bijoux dans l’hôtel où
elle réside. Le travail de Vidal se poursuit difficilement et celui-ci finit par
avoir une dépression nerveuse car il ne parvient pas à fixer sur la pellicule sa
vision cinématographique. La compagnie de production confie alors le projet à un
autre cinéaste, qui essaye de terminer le film selon ses propres ambitions. |