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Synopsis
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Quelque part dans
une ville anglaise: un quartier pauvre, des maisons décrépies, une
ambiance de banlieue miséreuse. Christine Parker (Julie Walters) est
serveuse dans un restaurant et peine à joindre les deux bouts. Pour
faire un peu plus d’argent, elle loue quelques chambres crasseuses
qu’elle reloue à des prostituées. Ces dernières peinent toutefois à
vendre leurs charmes fanés aux clients et prennent du retard dans le
paiement du loyer. Christine se retrouve donc également sous
pression lorsque le bailleur vient réclamer son dû. Acculée contre
le mur, elle finit par coucher avec M.Poposopoulos, réglant sa dette
en nature. Christine est en fait une femme simple, droite et
travailleuse, mais enlisée dans un cercle vicieux de misère qu’elle
ne parvient pas à fuir. Elle est certes courtisée par le riche
Sidney qui vient régulièrement lui faire des avances au restaurant,
mais Christine reste suffisamment fière pour ne pas se laisser
entraîner dans une relation qu’elle ne souhaite pas vraiment.

Christine n’a pas
d’expérience comme fille de joie, mais après avoir essayé une
première fois, elle décide de tenter sa chance. Elle est encouragée
par Dolly (Danny Schiller), un ami transsexuel qui vit au quotidien
son fantasme de soubrette et va s’occuper des affaires pendant que
madame reçoit. Les débuts sont difficiles mais Christine apprend
rapidement et la demande ne manque pas. Elle quitte son emploi au
restaurant et se concentre sur ses nouvelles activités. La petite
entreprise prend alors de l’ampleur et Christine voit plus grand en
engageant d’autres prostituées pour l’épauler. Tout n’est pas au
beau fixe pour autant, car Christine est rattrapée par la réalité.
Suite à une descente de police, elle ne passe pas loin d’une
condamnation pour délit de racolage. Elle retrouve également son
père et sa sœur à l’occasion d’un mariage et les tensions familiales
existantes ne s’améliorent pas lorsque la petite famille est mise au
parfum quant au nouveau gagne-pain de Christine.
Le business
devient peu à peu florissant et Christine ouvre une maison close
plus grande et plus conviviale qui devient peu à peu le pôle
d’attraction de tout le quartier. Que les clients soient médecin,
avocat ou simples ouvriers, chacun y trouve un « service personnel »
à la hauteur de ses pulsions et de sa bourse. Christine et son amie
Shirley (Shirley Stelfox) réalisent tous les fantasmes des clients
en passant de la maîtresse d’école à la dominatrice ou à l’écolière.
Certains clients veulent se faire fouetter ou emballer dans une
combinaison de latex, alors que d’autres en restent aux désirs plus
classiques. La maison s’adapte et propose même des soirées spéciales
« retraités ». Une nouvelle descente de police menace de clore
définitivement l’affaire, mais le pire est évité grâce au soutien
des clients réguliers.
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| Commentaire
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En France le film
est arrivé sur les grands écrans avec le slogan publicitaire « Le
sexe vu par un ex-Monty Python ». Afin de mettre les pendules à
l’heure, disons tout d’abord que « Personal Services » n’est pas un
film érotique visant à faire trémousser le spectateur. Il s’agit
d’une comédie et venant d’un ancien membre de la redoutable troupe
des Monty Python, on retrouve un cocktail de sarcasme, de gags et
d’humour noir auquel on pouvait s’attendre. Je suis un très grand
fan de films comme « Jabberwocky », « La vie de Brian » ou « Sacré Graal » dont j’apprécie les salves de comique
grinçantes qui ne semblent connaître aucune limite. En solo Terry
Jones reste fidèle à sa griffe, mais « Personal Services » est un
peu comme un Monty Python tourné avec le frein à main enclenché. Des
idées, des gags, mais moins exubérant qu’auparavant. 
« Personal
Services » s’inspire d’une histoire vraie. Il se base librement sur
le livre « An english madam » de Paul Bailey qui raconte la vie de
Cynthia Payne, une tenancière de maison close anglaise, dont les
problèmes avec la justice ont défrayé la chronique de son pays il y
a 20 ans. Le film de Terry Jones ne retrace cependant pas la vraie
vie de Cynthia Payne (même si celle-ci a été invitée comme
consultante), il ne fait qu’en emprunter quelques éléments pour les
imbriquer dans une étude de cas sur une société anglaise à deux
visages. Une double moralité qui est d’ailleurs transposable à la
plupart des pays.
Comme dit plus
haut, on peut être déçu à première vue par le film, car la
composante érotique est limitée. Pas de glamour, pas de scènes
torrides, pas de modèles aux formes pulpeuses. En fait les
prostituées et leurs clients sont des personnages moyens tirés de la
vie quotidienne, avec leurs défauts physiques mais aussi leurs
fantasmes bien réels.
Au second degré,
le film offre de nombreux gags. Au début de sa carrière Christine
quitte le métier de serveuse pour se placer sur un créneau plus
porteur et constate avec sérénité que « le futur se trouve dans la
perversion des gens ». Les clients voient également leur visite
comme un acte banal, la nécessité toute simple de satisfaire des
besoins. Un des clients tombe le pantalon en déclarant : « voici un
morceau de marqueterie nécessitant une sérieuse remise en état ».
Dans le film on rencontre des gags évidents comme le client qui se
fait enfermer en combinaison de latex intégrale dans un placard pour
une heure. Et qu’on oublie de délivrer. Mais il y a aussi des gags
plus fins, qui cherchent à taquiner les moralistes de toutes sortes.
Ainsi, la procédure pénale visant à stopper les agissements de
Christine tombe dans les oubliettes, car le procureur n’est autre
qu’un client régulier de l’établissement. Clin d’œil.
En résumé « Personal
Services » est une comédie anglaise truffée d’humour noir, avec une
Julie Walters qui excelle dans son premier rôle. Mais je n’accroche
pas trop quand même. Comparé à certains films des Monty Python tout
simplement époustouflants par leur irrévérence et leur comique
monstrueux, « Personal Services » est une version diluée. Côté
fétiche, le film ne va pas trop loin non plus : quelques tenues
vinyle et latex et l’évocation de scènes de domination, mais sans
entrer dans les détails. |