Commentaire
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A
tous les amateurs de fétichisme et de latex: s'il ne fallait voir qu'un seul
film, c'est bien celui-ci. Les scènes presque surréalistes tournées dans le
donjon ou dans un club fétichiste, mettent en lumière tous les artifices
connus: latex, corsets, bottes, BDSM, performance érotique...
Guinevere Turner est sublime dans le rôle de la dominatrice: très attractive,
très assurée, très sexy dans ses nombreuses tenues osées, mais néanmoins avec un
charme fou. Alors que la majorité des gens pensent que la scène SM/fétichiste
est peuplée de pervers, ce film cherche à montrer qu'il s'agit en fait juste de
gens à la recherche de la jouissance. Le monde conformiste, peuplé ici de
juristes, de conservateurs et d'opposants, est dépeint lui, comme étant celui
des empêcheurs de tourner en rond.
Dans la vraie vie, Guinevere Turner s’affiche au grand jour comme lesbienne,
elle a tourné comme actrice dans un petit nombre de films, aussi
anticonformistes les uns que les autres. Ces dernières années elle a surtout été
active dans l’écriture de scénarios pour le cinéma et la télé, contribuant
notamment à la série queer The L World.
Preaching to
the Perverted
est un film très chaud, mais demeure au fond
une comédie avec quelques touches d'humour caustique très british. Un film qui
fait sourire, mais régale aussi avec des tonnes d'images sublimes. Le film est
très bien fait, car on peut le prendre par son côté comédie et même le
spectateur lambda qui n’est pas fétichiste, trouve des éléments sympathiques et
comiques pour passer un bon moment. Le vrai fétichiste retrouve de plus un
univers qu’il
affectionne, avec plein de visuels opulents. Le tout est bien sur un peu
caricatural, mais le ton est juste. Il est évident que le réalisateur s’est bien
documenté et que le fait d’enrôler un certain nombre de figurants vraiment issus
de la scène fetish-SM, apporte un certain réalisme.
Compte tenu du sujet très controversé, ce film n'a connu qu'une carrière limitée
dans les cinémas. Il ressort régulièrement en DVD depuis, avec des versions plus
ou moins longues et donc plus ou moins censurées. A l’époque du VHS, il existait
une version sous-titrée en français, cette dernière n’est semble-t-il pas
disponible en DVD. Il faut donc s’en remettre à la version originale anglaise,
sans sous-titres.
En DVD il existe une réédition anglaise de 2002 (Collector's Edition) bonifiée
d'un reportage sur la première du film, d'un commentaire intégral du metteur en
scène et de divers bonus qui permettent de faire durer le plaisir encore un peu
plus.
Un film indispensable ! |